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Veiller par plaisir
...pour le travail



4 février 2013
 

Nous avons, d’une part, en tant qu’enseignants, une obligation légale de nous développer professionnellement. Nous sommes, d’autre part, tous curieux de nature. Arrimer notre curiosité à notre développement professionnel est tout à fait naturel, non ?

Toutefois, en cette ère de surabondance d’information, il importe de se doter d’outils adéquats et de méthode pour veiller efficacement et faire en sorte que l’adéquation entre notre curiosité et notre développement professionnel soit agréable, soit plaisante.

C’est l’objectif de cet article : partager outils et méthodes pour veiller efficacement.

Introduction

La veille devient un aspect essentiel des métiers liés aux technologies et aux savoirs et à la connaissance : elle permet d’actualiser ses connaissances, de repérer et d’apprendre à utiliser de nouveaux outils, de se mettre en relation avec d’autres « veilleurs » partageant les mêmes centres d’intérêt afin de capitaliser des informations et pourquoi pas de monter des projets à plusieurs. [1]

La veille est cyclique (et sans fin). Ce cycle est séparé en quelques fonctions :

Selon François Guité, nous effectuons tous de la veille dans la mesure où nous recevons de l’information, nous la filtrons et la critiquons. Par contre, ce qui distingue un veilleur des autres, c’est d’abord la méthode pour organiser, archiver l’information, mais surtout, le niveau de diffusion.

Il faut aussi mentionner que la systématisation de la veille pour se développer professionnellement aura un impact positif sur le fameux sentiment d’efficacité personnelle (SEP). Également, elle est aussi directement liée aux compétences professionnelles 8 [2] et 11 [3].

Pour chacune des fonctions de veille, je précise quelques outils et quelques éléments de méthode.

Recherche de sources

Voici mes sources principales d’information, dans l’ordre de fréquence de consultation avec quelques conseils méthodologiques.

  • Fil d’actualité Twitter [4] :
    • Il faut s’abonner à des gens qui ont des intérêts congruents avec les objectifs de veille.
    • Il ne faut pas avoir peur de se désabonner des gens qui font du bruit.
    • L’utilisation de listes permet de suivre un fil plus ciblé.
    • Les fils par mots-clics sont aussi intéressants lors d’événement par exemple.
  • Courriels
    • S’abonner aux listes, aux forums et aux outils de curation [5] d’intérêt
    • S’abonner à des groupes Diigo et paramétrer l’alerte par courriel
    • S’abonner à l’infolettre du RÉCIT
  • Fils RSS [6] :
    • Repérez les icônes ou pour vous abonner à un site d’intérêt.
    • Consultez les signets RSS du RÉCIT
    • Vous pourrez bientôt vous abonner aux sites RÉCIT FGA grâce à ce lien (à venir)
  • Lecture de livres, magazines et revues

Révisez régulièrement vos sources d’information. Pour ma part, je révise mensuellement mes sources (abonnement aux fils RSS, aux comptes Twitter).

Collecte

La collecte d’information peut être vue comme un premier filtre, rapide, de l’information présentée. C’est une étape légère, qui s’effectue dès qu’il y a deux minutes libres [7].

Microsoft Outlook - un couteau suisse

Personnellement, je prend environ 15 min par jour à la collecte d’information pertinente. Cette collecte, je l’effectue dans Microsoft Outlook. Ce logiciel de la suite Microsoft Office est un véritable couteau suisse de l’information. Tous mes comptes courriel y sont liés ; mon fil d’actualité Twitter [8] et mes fils RSS y arrivent aussi. C’est donc mon lieu central à partir duquel je collecte l’information.

Quelques conseils si vous utilisez Outlook :
- Utiliser le favori Courrier non lu (ce dernier permet de centraliser dans un seul dossier virtuel toute votre correspondance non lue).
- Maximiser la colonne Objet, supprimer les colonnes qui ne vous apportent aucune information pertinente et réduisez les colonnes à conserver (pour faire un tri par exemple).
- Trier les messages en fonction des émetteurs (De) [9].
- Supprimer les messages inintéressants.
- Marquer comme lu les messages à analyser (opération qui sera faite plus tard) [10].

Notez que certains messages, qui attirent davantage mon attention, font parfois l’objet d’une lecture de 2e niveau (cliquer le lien pour lire le contenu sous-jacent au message).

Il existe d’autres outils pour effectuer la collecte :

- Plusieurs utilisent TweetDeck, un outil performant pour suivre des fils d’actualité Twitter.
- Pour la lecture de fils RSS, Google Reader est très performant. Pour les appareils mobiles, Feedly offre une interface plus élégante, plus agréable (mais moins performante) que Google Reader.
- Pocket : application intéressante pour conserver des articles dans nos poches (pour lecture ultérieure).
- Zite : appli pour iPad qui fait un excellent travail de présenter des ressources selon les intérêts de l’utilisateur (recommandée par M. Guité).
- FlipBoard : appli très intéressante qui rassemble des ressources pour une lecture aisée.
- Genio : un véritable journal personnalisé selon vos besoins et vos habitudes, directement sur votre ordinateur.

Par ailleurs, si vous consultez un document imprimé, prenez une photo et téléversez cette photo dans Evernote ou DropBox pour traitement ultérieur.

Finalement, si vous consultez un document à l’écran, mais que celui-ci n’est pas disponible sur Internet, faites une capture d’écran.

Analyse

L’analyse est l’étape la plus chronophage. Même s’il est possible d’automatiser certaines actions, il faut poser un jugement sur l’information pour déterminer si elle est pertinente et le cas échéant, l’archiver et la diffuser.

Avec Twitter, il est possible d’utiliser la fonction favori. Pour ma part, je ne l’utilise pas. Je préfère utiliser Diigo pour marquer la ressource [11].

Ainsi, toute information pertinente se retrouvera dans ma bibliothèque personnelle de Diigo. Lorsque l’information n’est pas une ressource Internet, j’utilise EverNote (par exemple, pour une capture d’écran)

Pour effectuer cette étape d’analyse (ou lecture de 2e niveau), je me réserve un temps plus long et je ne suis pas régulier dans l’accomplissement de cette étape. Il peut se passer quelques jours...

Voici ma méthode.
- Mon navigateur préféré est ouvert, j’affiche la barre d’outils Diigo, deux onglets sont ouverts : un pour HootSuite (la diffusion programmée), l’autre pour EnDirect pour diffusion immédiate.
- Dans Outlook, je vais dans le dossier où sont situés les messages conservés.
- Je trie les messages en ordre chronologique.
- J’ouvre successivement une dizaine de liens de messages.
- Je bascule dans le navigateur et passe en revue les différents onglets ouverts.
- Les ressources intéressantes sont marquées dans Diigo.

Diffusion

La diffusion de l’information peut s’effectuer de plusieurs façons selon votre objectif et votre clientèle cible.

Ainsi, si vous désirez diffuser des informations liées à votre veille pour vos élèves, il sera préférable de le faire sur Facebook puisque la majorité d’entre eux sont déjà là [12] !

Avec vos collègues enseignants, peut-être serez-vous mieux d’assurer la diffusion par courriel ?

Avec Twitter, vous pouvez retweeter (RT) l’information jugée pertinente. C’est une fonction qui fait la force du réseau Twitter.

Avec Diigo, lors du marquage d’une ressource, vous pouvez du même coup assurer sa diffusion. Pour ce faire, il suffit de marquer la ressource pour un groupe. Tous les abonnés de ce groupe recevront une alerte disant que vous trouvez cette ressource intéressante.

Pour ma part, j’utilise, depuis le début 2013, HootSuite pour diffuser la partie de ma veille que je veux plus visible.

Vous pouvez aussi utiliser un blogue comme le fait Lendorc, un professeur documentaliste (http://lendorc.wordpress.com/2013/0....

Conclusion

Comme le précise M. Guité,

Pour mieux apprendre, recevoir de l’information n’est pas la meilleure façon de la mémoriser. Le fait de faire de la veille, de l’organiser, la rediffuser augmente les stimuli cérébraux par lesquels on a plus de chance de mémoriser l’information. C’est donc une autre source de motivation.

Vous faites déjà de la veille. Est-ce que votre processus est complet (incluant la diffusion) et systématisé ?

Pour votre collecte d’information, je vous invite à joindre Twitter et à utiliser les flux RSS.

Pour l’analyse et la diffusion, utilisez Diigo et Twitter.

Faites-nous part de vos commentaires, de votre méthodologie de veille !

Webographie

http://infodocenligne.wordpress.com...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Veille...

[1] Extrait du guide méthodologique de la veille.

[2] La veille touche à la compétence 8, intégration des TIC, et plus particulièrement sa composante 5 : Utiliser efficacement les TIC pour se constituer des réseaux d’échange et de formation continue concernant son propre domaine d’enseignement et sa pratique pédagogique.

[3] S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.

[4] Twitter est un formidable réseau social pour veiller. Vous pouvez lire Le meilleur outil technologique pour apprendre et Microbloguer avec EnDirect ou Twitter pour en savoir davantage.

[5] Les outils de curation permettent de sélectionner manuellement des contenus en ligne, de les éditorialiser et de les partager. Pour connaître quelques-uns de ces outils, vous pouvez consulter ce très complet tableau comparatif.

[6] Pour plus de renseignements sur les fils RSS, consulter cet article.

[7] En deux minutes, il est possible de traiter 300 messages.

[8] Twitter est intégré à Outlook grâce au complément Twinbox.

[9] Le fait de trier selon l’émetteur permet d’allouer plus de temps aux émetteurs les plus pertinents.

[10] J’utilise la séquence suivante pour marquer rapidement des messages comme lus : [Ctrl]+[a] pour sélectionner tous les messages restants, puis [Alt gauche] suivi de [m] et encore [m] pour marquer comme lus.

[11] Pour de plus amples renseignements sur Diigo, je vous invite à lire cet article : Diigo : un service de partage de signets évolué.

[12] Je recommande d’utiliser un compte Facebook professionnel distinct de votre compte personnel.

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JPM 2018 Appel de propositions d’ateliers
vendredi 1er décembre

C’est sous le thème La parole est au changement que vous êtes invité à proposer un atelier pour la prochaine édition de la JPM qui aura lieu le vendredi 27 avril, au Centre de formation des maskoutains, à Saint-Hyacinthe.

Les ateliers sont de 75 ou 150 minutes. Pour proposer un atelier, vous remplissez ce formulaire en ligne, et ce, avant le 23 février 2018.