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Des outils d’évaluation en aide à l’apprentissage




4 novembre 2013
 

L’an dernier, des enseignants de la Montérégie ont participé à une cohorte de formation sur l’évaluation en aide à l’apprentissage. Le but poursuivi par la cohorte était d’amener les enseignants à développer une démarche d’aide à l’apprentissage en classe FGA. Nous vous présentons aujourd’hui les travaux effectués par Sophie Lemay du Centre Nouvel Envol de la CS de la Vallée-des-Tisserands et Stéphanie Forcier du Centre de formation des adultes de la CS des Sommets.


L’organisateur graphique

L’outil que j’ai utilisé est l’organisateur graphique (aussi appelé idéateur, réseau de concepts, carte heuristique). Il s’agit de schémas présentant des liens entre des concepts.

J’ai expérimenté dans une classe de mathématique de 3e et 4e secondaire. Les groupes pouvaient contenir de 20 à 25 élèves. Cet outil peut cependant être utilisé à tous les niveaux et dans plusieurs types de classe.

Le but de l’activité était d’amener les élèves à utiliser des organisateurs graphiques pour synthétiser la matière, faire des liens entre les concepts mathématiques et leur permettre (et me permettre) de déceler leurs lacunes.

Description de l’activité d’évaluation en aide

Dans un premier temps, j’ai réuni tous mes élèves pendant un avant-midi (3 h) pour leur présenter les organisateurs graphiques (OG). Un court fichier PowerPoint a été préparé pour expliquer en quoi consistaient les OG, pour démontrer les avantages de les utiliser et pour fournir quelques exemples.

Par la suite, chaque élève a dû construire un OG sur le sujet de son choix. Les élèves ont ensuite travaillé en équipe de deux pour élaborer un OG sur les fractions à partir de petits cartons plastifiés sur lesquels les concepts étaient déjà inscrits. À la suite de cette activité, j’ai invité régulièrement les élèves à réaliser des organisateurs graphiques en lien avec la matière abordée en mathématique.

Évaluation de l’activité

L’utilisation des cartes permet à l’élève de faire des liens et de synthétiser la matière. Elles peuvent ainsi servir d’aide-mémoire. De plus, les cartes heuristiques permettent à l’enseignant d’ajouter des liens que l’élève n’a vait pas perçus au départ. De manière générale, les liens faits par l’élève sont adéquats. En fait, soit l’élève fait les bons liens, soit il n’est pas capable du tout de créer de liens. Ainsi, l’outil ne permet pas toujours de déceler des lacunes bien spécifiques, contrairement à ce que je croyais au départ.

Quelques élèves ont adopté systématiquement cette façon de faire. Les élèves ayant de grandes difficultés d’apprentissage ont cependant beaucoup de difficultés à y arriver. Il faut fortement les encourager et les aider (modéliser), car cette activité leur est très profitable en fin de compte.

Il faut noter que l’étape qui consiste à produire un organisateur graphique sur les fractions dès le départ est très importante, car les élèves ont beaucoup de difficulté à voir des applications en mathématiques alors que le lien avec les cours de langues ou d’histoire leur apparait plus évident.

Le matériel requis pour fabriquer des cartes est assez minimale:grandes feuilles et crayons de couleurs. On peut aussi simplement utiliser des feuilles 8 ½ -11 et un crayon. Il existe aussi des logiciels qui permettent de créer des organisateurs graphiques. Pour en savoir davantage sur ces outils, je vous invite à lire le texte Idéateurs : lequel choisir ? de Stéphane Lavoie.

par Sophie Lemay, CSVT


Quatre outils qui ont porté fruit

Ayant pris part à la cohorte d’évaluation en aide à l’apprentissage, j’ai été amenée à concrétiser l’idée que je me faisais à propos de ce concept et à mettre à l’épreuve mes nouveaux acquis afin de faire l’expérimentation de quelques outils. Ceux-ci seront brièvement résumés pour en faire bénéficier mes collègues. Ainsi, lors d’un projet particulier portant sur l’exploration de bandes dessinées (dans le cadre de l’appel de projets montérégiens 12-13), j’ai conçu et testé quatre outils qui ont porté fruit :

A) Au début de la SAÉ, j’ai fait passer un questionnaire pour sonder les connaissances antérieures de mes élèves de FBC. Se concentrant autour de la bande dessinée, celui-ci m’a permis d’en apprendre davantage sur leurs expériences passées et présentes en lien avec ce médium. De plus, cette pratique m’a permis de reconnaître les lacunes et d’orienter les activités à venir pour combler celles-ci.

B) Avant d’entamer le processus de recherche, j’ai fait remplir une fiche SVA (ce que je Sais, ce que je Veux apprendre, ce que j’ai Appris) pour déterminer les besoins d’apprentissage des élèves en lien avec un sujet particulier. Ce processus permet d’alimenter et d’accompagner l’élève dans sa recherche d’informations.

C) Après le partage d’informations et la formation de groupes de travail, une grille d’évaluation par les pairs a été distribuée. Ayant à travailler sur un sujet connexe, les coéquipiers se sont servis de cet outil afin de vérifier leur degré de compréhension individuelle et de confronter leur vision. Cette grille a donc favorisé des échanges francs permettant une meilleure collaboration entre les élèves.

D) Enfin, afin de guider les élèves dans leur préparation de l’oral (évaluation finale du projet), je leur ai remis une liste de critères de vérification détaillée. Invité à cocher les critères au fur et à mesure que l’oral prenait forme, l’élève a pu développer son autonomie et s’assurer qu’il respectait les recommandations.

Suivant un désir d’outiller davantage l’élève dans son cheminement, j’ai créé deux autres outils qui seront utilisés et validés en cours d’année. Le premier, une grille de rétroaction après une épreuve de sanction, permettra idéalement de montrer à l’élève ce qu’il a réussi ou manqué de façon globale au cours d’une épreuve de sanction. Cet outil permettra de faire prendre conscience à l’élève des erreurs commises et surtout de l’inviter à trouver des moyens concrets pour qu’il améliore ses faiblesses. Le deuxième outil est une fiche synthèse de fin de cours. La transition entre les cours n’étant pas toujours fluide, surtout lors du passage de FBC à FBD, cet outil m’apparaît utile pour m’assurer que l’élève conservera les acquis qu’il a faits dans un cours et qu’il les transposera dans les cours à venir. Aussi, la fiche servira à éviter que l’élève ne compartimente la matière associée à chaque cours et qu’il l’efface à la fin de celui-ci.

par Stéphanie Forcier, CS des Sommets

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Inscription Journée pédagogique montérégienne (JPM 2017)
lundi 20 mars

C’est sous le thème Mettre en évidence l’effet enseignant que nous vous invitons à participer à l’édition 2017 de la journée pédagogique montérégienne qui aura lieu le vendredi 28 avril, au Centre de formation du Richelieu, à Saint-Bruno-de-Montarville.

Vous pouvez maintenant consulter le programme en ligne.

L’inscription se déroulera du vendredi 24 mars, dès 8 h, jusqu’au vendredi 7 avril à 17 h, dans le Salon des enseignants de la Montérégie.

La conférence d’ouverture intitulée La satisfaction des besoins : un élément déterminant de la réussite des adultes en formation sera prononcée par Roch Chouinard, professeur titulaire au Département de psychopédagogie et d’andragogie de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal.

Le programme comprend 41 ateliers de toutes les disciplines de la FGA, notamment les appels de projets de la Montérégie, des présentations du MEES sur les programmes d’études Univers social et Informatique, des activités pour la séquence TS en mathématique, un atelier sur la prosodie et la syntaxe en francisation, des projets en IS et ISP, des ateliers TIC, des ateliers d’écriture créative avec l’artiste-rappeur Webster et bien d’autres encore !

À vos claviers ou vos appareils mobiles, vendredi matin, dès 8 h, dans le Salon des enseignants de la Montérégie !

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Programme JPM 2017 Version corrigée